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L'idéalisme de Radio Islam


Ahmed Rami


Pravda:
"Rami n´est pas achetable..."

Cet article est traduit en:


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[L'article suivant, ici traduit en français, fut publié
dans le journal russe Pravda, le 15 juillet 1997.]


Il y a plus de 25 ans de cela, le roi Hassan II donnait l'ordre de traquer et de ramener au Maroc le lieutenant Ahmed Rami. Rami avait en effet participé au moins à deux tentatives de coup d'Etat militaire, visant à abolir la monarchie et fonder une République Islamique. Les services secrets marocains ne furent pas capables d'exécuter l'ordre royal.

Aujourd'hui, cet homme sympathique, plein d'une jeune vigueur et incroyablement énergique, est à la fois l'une des personnes les plus populaires et les plus haïs de Suède. Ses prises de positions politiques sont discutées au Parlement suédois, et aussi, nous a t'on dit, dans les réunions gouvernementales.

Rami a écrit et publié quatre livres épais. Dans ces ouvrages, il démontre avec des arguments convaincants qu' en Suède, et dans tous les autres pays occidentaux, les bases de la vie nationale sont minées. Les pays de l'Ouest sont gouvernés en réalité par des conspirations mafieuses qui n'ont rien en commun avec la vraie démocratie, mais essayent de réaliser leur but machiavélique, l'introduction d'un "Nouvel Ordre sioniste Mondial" totalitaire. Rami, aujourd'hui citoyen suédois, n'a jamais cessé de le répéter sur les ondes de Radio Islam.

Bien évidemment, de tels points de vue entraînent une irritation sensible dans l'Etablissement. Il y a quelques années, Rami (Arabe et par conséquent lui-même sémite), fut poursuivi pour antisémitisme (!) et envoyé en prison, où il dut rester durant six mois. Assez curieusement, il devint ainsi le seul prisonnier politique en Suède.

Malgré tout cela, Ahmed Rami n'est pas un homme brisé, et n'a en aucune façon renié ses idéaux. La condamnation à la prison n'a vraisemblablement que renforcé sa conviction d'avoir raison. La retransmission de Radio Islam continue, et le courageux marocain n'a pas l'intention d'abandonner son combat. Pour lui, le plus important est que "les peuples de tous les pays devraient avoir le droit d'être indépendants sans avoir à se soumettre aux oligarchies qui ont usurpé le pouvoir pour leur propre compte".

Quelle est alors la base de ses convictions? Qu'est-ce qui lui donne la force de dire tout haut ce que la plupart des gens n'osent même pas penser? A t'il bien compris contre qui il a levé la main, qui il a défié? Quand j'ai rencontré Ahmed Rami, je ne pouvais naturellement pas m'empêcher de lui poser ces questions. Sa réponse:

-"Depuis mon plus jeune âge, je suis resté fidèle à mes convictions islamiques. J'ai toujours lutté pour l'égalité et la justice. C'est pour cette raison que j'ai rejoind (déjà en 1960) l´Union des Forces Populaires (l´UNFP), fondé par Ben-Barka, qui fut kidnapé et assassiné un peu plus tard par la police royale secrète. Le roi Hassan II est totalement responsable de cette mort. Hassan II gouverne le pays avec une cruauté toute médiévale depuis plusieurs décennies, et il n'est principalement qu'une marionnette aux mains de puissances étrangères, en premier lieu Israël ses Etats-Unis.

Vous entendez dire parfois que le Maroc est une "monarchie démocratique". Cela signifie en fait, comme souvent de nos jours, que ce n'est rien d'autre en réalité qu'une judéocratie. Vous avez le droit de critiquer qui cela vous chante, excepté ceux qui détiennent le pouvoir réel. Ils prennent soin de rester dans l'ombre, et ne doivent surtout pas être nommés ou critiqués. Le roi ne peut faire un pas sans le juif André Azoulay, un escroc commerçant et "conseiller" sioniste "spécial" venu d´Isrël et portant la nationalité Canadienne. Derière la façade du "Prnce héritier et d´autres "institutions" formelles, Azoulay, et d'autres individus comme lui dirigent l´Armée et prennent aujourd'hui les décisions réelles. L'éducation, les médias de masse et l'ensemble de la vie politique, économiques et sociale sont régulés par ces hommes, et non par les marocains eux-mêmes. Ils ont le pouvoir de décider quels sont les idéaux auxquels les citoyens doivent se soumettre afin d'être guidés dans leur vie de tous les jours. Dans ce pays musulman arabe prime le vrai pouvoir juif et la vraie censure sioniste, appelée "démocratie". Le libre-arbitre des individus et la liberté d'expression n'existe simplement pas. A vrai dire, mon expérience m'a montré que la situation actuelle dans d'autres pays n'est pas bien fameuse non plus.

En Suède, le lavage de cerveau prend de l'ampleur, et des valeurs anti-suédoises sont imposées au peuple. Seul un aveugle pourrait ne pas le constater. Le terrorisme intellectuel sioniste et la désinformation ont pour effet de pousser les individus à nier l'existence du pouvoir juif. En même temps ils ont terriblement peur de ce pouvoir qui "n´existe pas"! Les suédois peuvent être fiers de leur niveau de vie élevé, il ont bien raison de l'être, mais ils refusent obstinément de comprendre ce qui leur a été volé.

Le pouvoir sur les banques, les médias de masse, et la vie commerciale et industrielle est aux mains d'un petit groupe "d'élus" juifs. Toute l'éducation dans les écoles et les universités est à sens unique, favorable à "la race supérieure". En plus de cela l'histoire d'événements qui ne sont pas si éloignés dans le temps est réinterprétée dans l'intérêt du "peuple élu ". Mais la réalité et la vérité sont différentes de ce qui est montré à la télévision et enseigné à l'école. Et quelle sorte de liberté, d'indépendance et de démocratie est-ce donc, quand le pouvoir tout entier et l´avenir des peuples est entre les mains d'une minorité? Telle est la situation en Suède. Au sein du précédent gouvernement, le poste très important de ministre de la coordination gouvernementale était occupé par Jan Nygren, un représentant de la mafia sioniste. Il ne chercha à dissimuler d'aucune façon qu'il se considérait comme le maître de la Suède. Dans le "Judisk krönika" ("La Chronique Juive",organe de la Communauté Juive), il publia un article dans lequel il utilisa très ouvertement le titre "ma Suède juive". Cet individu avait beaucoup d'influence sur ceux qui pouvaient être admis au gouvernement! A présent, Nygren est hors du gouvernement, mais on a eu en retour Leif Pagrotsky le plus proche collaborateur de l´actuel Premier Ministre et un autre membre du "peuple élu" qui occupe aujourd'hui le poste du ministre du commerce extérieur, et comme tel un important représentant de l'internationale dorée.."

 

Sous quel gouvernement, social-démocrate ou conservateur, cette influence d'une minorité s'est le plus mise en avant?

-"Peu important quel gouvernement dirige le pays. La différence entre la gauche et la droite n'est rien d'autre qu'un leurre. En réalité, le pouvoir est détenu par ceux qui possèdent et contrôlent les capitaux financiers du pays et les médias de masse. Je le dis ouvertement: En Suède, tous les partis politique sont entièrement juivés. Le combat actuel n'est pas une lutte entre la droite et la gauche comme le pense les gens, mais entre les différents clans sionistes. Ils ne luttent pas pour le bien du pays, mais pour leurs propres gains personnels. Tous les partis politiques suédois sont dominés par les juifs"

 

Y a t'il de nombreuses personnes en Suède qui partagent votre point de vue?

-"Non, pas tant que ça. Vous savez, sous l'influence d'un tel terrorisme intellectuel juif qui domine, il est très difficile pour la plupart des gens de prendre leur courage à deux mains. C'est probablement leur instinct de conservation primaire qui fonctionne. Chacun est attaché à ses petites commodités, à ses bons repas bien arrosés, et souhaite être le moins possible accablé par les problèmes. Mais il y a toujours un certain nombre d'individus qui réagissent positivement aux émissions de Radio Islam. Je reçois des dizaines, pour ne pas dire des centaines de lettres, et parmi elles plusieurs provenant d'autres pays. Grâce à l´ Internet, il est devenu plus facile de communiquer et d'échanger des informations. J'espère être à même de trouver aussi des gens en Russie qui partagent mes convictions. Les nouveaux esclavagistes continuent de craindre votre pays, bien qu'ils aient réussi à le morceler."

 

Aimeriez-vous voyager en Russie?

-"Je pense que cela serait vraiment dangereux. Dans votre pays, la criminalité aujourd'hui est pire encore qu'aux Etats-Unis. D'après les informations que j'ai, beaucoup d'antisionistes sont morts dans d'étranges circonstances. Morts au cours d'une visite médicale banale (bien qu'ils n'aient jamais eu aucun problème de santé), ou ils ont été écrasés et tués par un car, tandis que d'autres ont été retrouvés pendus. Dans aucun des cas les meurtriers n'ont été pris, plus exactement ils n'ont pas été poursuivis.

Les journaux suédois (et vous savez à qui ils appartiennent et qui les contrôle) parlent constamment de votre pays comme "une menace". Il est décrit comme "un paradis pour la mafia" et est "un danger pour la Suède". La Russie a toujours été, et demeurera toujours la plus grande menace pour le "peuple élu", qui la craindra toujours, même si elle semble aujourd'hui vaincue et difficilement capable de respirer après tant d'expériences menées sur elle par ces surhommes "élus".

Je suis parvenu à cette conclusion en lisant les articles russophobes qui grouillent dans la presse suédoise. Certains d'entre eux sont écrits par un goy (un non-juif et un non-humain d'après le judaïsme), un idiot utile pour Israël en Suède, Per Ahlmark. Et ce n'est absolument pas une coïncidence si Israël a donné en son honneur son nom à une forêt nouvellement plantée sur des terres volées aux palestiniens. Ahlmark a été aussi gratifié de la qualité d'Etre Humain ("Ben Adam") par la communauté juive du Danemark!"

 

N'avez-vous pas peur de vivre en Suède?

-"Un croyant n'a peur de rien. Je suis habitué aux menaces, et depuis peu une violente campagne presse juive est menée contre moi et Radio Islam. Mais à Stockholm, vous pouvez toujours dire ce que vous pensez, même si vous n'avez pas tant de sympathisants que cela. Partout dans le monde, pour les mafieux, les jeux sont fait et ils se considèrent comme victorieux. Pour eux, la question est classée une fois pour toutes, et manifestement, vous ne pouvez être en sécurité nulle part si vous défendez la vérité.

Encore aujourd'hui, j'ai reçu une lettre dont le contenu était le suivant: "Sale porc d'arabe, qu'est-ce que tu crois pouvoir accomplir? Nous rions de tes efforts minables. Nous adorons écouter tes émissions après une bouteille de vodka. Nous avons le monde entier à notre poigne. Et quand nous le voudrons, tu disparaîtras de la surface de la terre comme une mouche, et personne ne n'élèvera la voix, ni même ne remarquera ta disparition."

 

Mais quelle est la vraie cause pour laquelle vous luttez?

-"Je lutte pour une cause pour laquelle chaque homme devrait à mon avis lutter, à savoir la liberté et la justice. Dans ce monde, créé par Allah, nul ne devrait avoir de monstrueux privilèges, et cela comprend la mafia sioniste, qui s'est appropriée d'incroyables richesses à l'aide des mensonges, des ruses insidieuses, des fraudes et d´escroqueries. Agissons pour que les palestiniens, les suédois, les russes, les français, les arabes et les autres peuples puissent devenir les égaux de ceux qui se sont auto-proclamés le "peuple élu" supérieur à tout autre!

Je suis un musulman, et cela signifie que je suis opposé à tous les privilèges, spécialement ceux qui sont uniquement fondés sur le pouvoir et la loi du plus fort. J'espère m'être exprimé simplement et clairement, et j'espère que vous comprenez quelles sortes d'individus qui n'apprécient pas mes pensées et mes actes."

***

D'aucun pourrait peut-être qualifier Ahmed Rami de paranoïaque, ou de personne obsédée par une idée fixe. Pour ma part, je le vois comme une personne qui, grâce à sa dévotion personnelle exceptionnelle, nous aide à différencier toujours le bien du mal, la vérité du mensonge, la liberté de l'esclavage. Nous pouvons seulement trouver regrettable que des idéalistes comme Rami soient si peu nombreux dans notre monde trop pragmatique, là où il est toujours plus avantageux d'être fourbe et de s'adapter plutôt que d'être fidèle à soi-même.

Ahmed Rami ne peut pas être acheté. Pour cette raison, il est détesté et il est un danger pour tout ceux qui défendent le "Nouvel Ordre Mondial", à la fois en Suède et partout ailleurs.

Valentin Prussakov





"Maroc Hebdo international" , journal marocain (proche du régime) a publié l´article ci-dessous (un interview avec Ahmed Rami) dans son numéro du vendredi 22 Juillet 1994. Cet article a été partiellement republié (avec commentaire) par la revue française "Courrier International" du 1 septembre 1994.


MAROC-HEBDO INTERNATIONAL
Interview

Cet article est traduit en
Anglais
Suèdois


Ahmed Rami

Le lieutenant Ahmed Rami
Après un exil de vingt deux ans, l´acteur de
deux tentatives de coup d´Etat militaire parle..


Propos recueillis par
Mustapha Tossa
Ahmed Rami est né en 1946 à Tafraout au Maroc. Il a fait ses études secondaires à Tiznit au sud du Maroc.

De 1963 à 1966, il est professeur d´arabe à Casablanca au Lycée Mohamed V, au Lycée Fatima Zahra et à l´Ecole Normale des Institutrices.

En 1966 il rentre à l´Académie militaire marocaine de Meknès pour être muté, deux années plus tard, à l´Etat-major des blindés au camp Moulay Ismaïl de Rabat.

Il participe aux deux tentatives de coup d´Etat militaire au Maroc: celle de Skhirat en 1971 et celle de l´attaque du Boeing royal en 1972.

Après une année de disparition dans la cladestinitée, il gagne la Suède en 1973 où il obtient l´asyle politique et la nationalité suédoise.

Après avoir été militant UNFP (Union Nationale des Forces Populaires), Ahmed Rami se présente aujourd´hui comme militant islamiste, mais d´un "islamisme [dit-il] qui dépasse le débat sur le folklore et les rites".

Autodidacte, il a publié de nombreux ouvrages, en suédois, langue de son pays d´accueil, sur la question palestinienne, l´Etat d´Israël et les rapports conflictuels entre Musulmans et Juifs.
Vingt ans ont changé Ahmed Rami. Aujourd´hui, il croit au dialogue politique pacifique à condition que "toutes les libertés soient garanties au sain d´un Etat de droit".

Maroc-Hebdo


Maroc- Hebdo
: Comment avez-vous perçu le discours royal du 8 juillet 1994 et vous sentez-vous concerné ?

- Ahmed Rami: J'ai pour habitude de ne croire qu'aux actes et non pas aux discours. Si les propositions et les initiatives ne sont pas suivies d'actes concrets, elles deviennent vides de sens.

Je me sens évidemment concerné par tout ce qui se passe dans mon pays. J'ajouterai que la société marocaine traverse, actuellement, une période décisive de son histoire.

Quant à ma situation personnelle, vous n'êtes pas sans savoir que je ne suis pas un réfugié politique comme les autres.

J´ai participé directement ou indirectement aux deux tentatives de coup d'Etat des années 70, [Attaque du palais royal de Skhirat le 10 juillet 1971 et attaque de l´avion de HassanII le 16 août 1972] après avoir été un militant de l'UNFP [Union nationale des forces populaires]. Mon cas ne peut être traité qu'au niveau de la plus haute autorité militaire.



Votre retour au Maroc, est-il donc imaginable dans ces conditions et comment ?

- A. R.: Il faut que vous sachiez que je ne fais pas de mon retour au Maroc une exigence immédiate.

Bien sûr, mon souhait le plus ardent est de pouvoir retrouver les miens, ma mère et mon frère notamment qui - et cela est à mettre à l'actif du pouvoir - n'ont jamais été inquiétés. Mon père non plus qui d'ailleurs s'est éteint tranquillement chez lui au Maroc, il y a près de deux ans. Etant donné mon exil, je n'ai pas pu le voir une dernière fois.




Etes-vous décidé à regagner le pays?

- A. R.: Si vous me garantissez ma sécurité et la liberté d'exprimer mes opinions, je prendrais le premier avion : Vous savez, tout exil est souffrance mais cette souffrance est moins dure quand l'exilé milite pour la réalisation de son idéal et de ses convictions.



A vous entendre, votre retour au Maroc reste hypothétique ?

- A. R.: Je vous répète que je ne -suis pas un réfugié politique ordinaire, mon cas ne peut être traité que par la plus haute autorité militaire, à savoir le chef de l'Etat.

Çela dit, mon rêve est de pouvoir rentrer dans un pays où règne l'Etat de droit et la liberté. Le Maroc peut si les responsables le désirent devenir modèle de transition douce et pacifique vers la démocratie pour l'ensemble du monde arabomusulman.

Les coups d'Etat sont les pires choses qui puissent arriver à un pays. A présent, il n'y a plus de regrets à avoir, le temps a fait son œuvre. Mais les conditions d'oppression et de corruption, à l'époque, étaient telles que le coup d'Etat était la seule manière d'exprimer son mécontentement.

A l'époque d'Oufkir, j'avais à peine 25 ans, donc jeune, impatient, dynamique, fougueux. Comme la plupart des jeunes de m a génération, je voulais changer le monde. Comment ? Certains ont essayé de le faire par le discours idéologique, d'autres comme moi, par l'action. N'oubliez pas que je faisais partie de l'armée, cette grande muette. Le devoir de réserve était de rigueur.




Alors vous vous êtes exprimé par les armes, était-ce la bonne solution ?

- A. R.: C'était la pire des solutions. C'est un signe de faiblesse de notre société que d'avoir eu besoin au recours à la violence. Mais tout cela est vieux de 22 ans. Evitez-moi de remuer davantage ce passé révolu. Maintenant, l'Islam représente, pour moi, un nouvel engagement moral.



Mais ces opinions, vous pouvez toujours les exprimer au soin d'un parti politique au Maroc ?

- A. R.: Les partis politiques marocains ne sont guère représentatifs. Il y a une rupture réelle entre ces "partis" en tant qu'"organisations" et le Peuple marocain. Et puis, vous savez, au Maroc, on n'a pas encore la liberté de fonder le parti politique que l'on veut.

Ce n'est pas par caprice que je dis cela, mais c'est un constat réel.

Le problème n'est pas dans la forme du régime mais dans sa nature et ses intentions.

Les partis politiques actuels sont artificiels - pour la forme - et font partie intégrante du régime dont ils sont le produit et qui les utilise pour camoufler sa vraie nature. Ce régime - comme tous les régimes arabes actuels - manque de légitimité. C´est le problème essentiel. Donnez-nous la liberté d'expression, d'opinion et d´organisation (même pour les islamistes), donnez-nous un pluralisme politique authentique, donnez-nous une véritable alternance - sous n´impore quelle forme - et appelez cela ce que vous voulez. En arabe, nous devons utiliser un mot arabe pour qualifier cela, au lieu d´utiliser un vocabulaire importé. Il faut définir la liberté et la démocratie en tant que méthode (régles de jeu politique définies par une constitution appliquée) et non en tant que contenu. La démocratie n´est pas une idéologie (politique, économique ou religieuse, l´Islam est notre seule religion et notre seule idéologie), mais une méthode neutre (comme les mathématiques) nécessaire au bon fonctionement de toutes les sociétés humaines, de tous les Etats, de toutes les organisations et associations politiques, sociales ou religieuses pour gerer et résoudre leurs probèmes de gestion.
.


Vous êtes réfugié politique en Suède, parlez. nous de vos activités dans ce pays ?

- A.R: En tant qu'islamiste, il faut penser globalement et agir localement. Quand je suis arrivé en Suède, j'avais constaté que notre identité musulmane était, tous les jours, bafouée. J'ai créé "Radio Islam". Je dois vous dire que dans cette radio, je n'ai jamais dénigré mon pays, car j'estime que nous devons laver notre linge sale en famille.

Les thèmes de la radio sont, entre autres la question palestinienne, la Guerre du Golfe et la situation des musulmans dans le monde...

Sur la question palestinienne, je suis entré en conflit direct avec le lobby sioniste suédois et mondial. J'ai écrit quelques livres, en suédois, sur ces questions.

Le lobby juif a réussi à me faire condamner à six mois de prison, officiellement « pour manque de respect au peuple juif ». Cette lutte, ce combat sont, en vérité, à armes inégales.



Vous êtes connu pour entretenir des relations priviligiés avec le pouvoir Iranien...

- A. R.: Justement, à l'issue de mon procès qui a eu un retentissement médiatique important, j'ai été invité par les Iraniens à me rendre à Téhéran. Mon affaire a été discutée au plus haut niveau de la République islamique d'Iran. Le parlement iranien a discuté des tenants et aboutissants de ma condamnation.



L´Iran a-t-il financé vos activités en Suède?*

- A. R.: Si j'avais touché le moindre centime des Iraniens, croyez-moi que le lobby juif suédois ne se serait pas gêné de le crier sur les toits.

Je n'ai jamais touché un centime de qui que ce soit. "Radio Islam" est financée par ses auditeurs. Mes livres ont été imprimés par des bénévoles suédois connus. J'ai choisi cette voie pour ne dépendre de personne, et conserver ainsi ma liberté d'expression, de critique et surtout ma dignité de musulman libre.



Entretenez-vous. des rapports avec des Islamistes marocains ?

- A. R.: J'ai des rapports avec certains d'entre eux, mais je ne fais partie d'aucun mouvement.



Qu'est-ce qui vous empêche d'adhérer à tel ou tell mouvement Islamiste marocain?

- A. R.: Mes contacts avec eux me permettent de rester à l'écoute de leurs préoccupations. Une révolution islamique, éclairée et radicale, est la seule voie pour sauver l´existence même de notre nation. Les mouvements islamistes sont notre seule chance pour réaliser cette révolution. Et ils sont aujourd´hui les seuls à résister à la décadence et à la capitulation culturelle. Ceci dit, certains des mouvement islamistes n'ont pas encore réussi à apprendre à établir des priorités en vue de s´occuper, d´abord, de l´essentiel.

Si en tant qu'islamiste, je milite pour le réveil et la rennaissance de l'Islam et l'instauration d'un Etat islamique, ce n'est pas pour confier le pouvoir à des gens fanatiques et stupides - tels certains en Afghanistan et et au Koweit - motivés par des obsessions folkloriques superficielles et intolérantes qui portent tort à l´Islam. Certains de ces "islamistes" connaissent plus sur le sixième siècle que sur le 20 ème siècle.

En fait, le but essentiel de l´Islam est la liberation de l´homme. Dans l´Islam la liberté est la régle, l´interdit est l´exception. Dans l'Etat islamique idéal que je préconise, le principe fondamental est celui de la liberté qui garantit le pluralisme des idées guidées par le Coran, la Sunna, le bon sens et l' ijtihade.

Les mouvements islamistes,- et je parle ici en tant qu´islamiste - présentent encore une grande carence en cadres politiques INTELLIGENTS, éclairés et compétants, capables d'opérer une synthèse entre un souci islamique réel et la capacité à comprendre et résoudre les problèmes de notre époque. Le seul mouvement qui me paraît relativement doté d'une telle ossature est le Hizbollah au Liban. J'ai rencontré à trois reprises son leader spirituel Mohamed Hussein Fadlallah qui présente les qualités d'un grand leader éclairé. Au Liban - il est vrai - il y a un système de démocratie relative, de pluralisme et de liberté d´expression relativement favorable à un dévelopement politique sain et à l´apparition des dirigenats capables et compétants. Mais cette démocratie libanaise n´est pas tombée du ciel. Elle a été arrachée par le Jihad et par une lutte héroïque. La liberté ne se donne pas, elle s´arrache.

Il y a risque que certains des mouvements - qui se disent "islamistes" - portent (en eux-même) les mêmes maladies qu´ ils prétendent combattre. Des "leaders" charlatans et machiavelistes - produits des régimes actuels - peuvent facilement s´infiltrer et exploiter la nature de l´ action secréte - impopsée par les dictatures stupides - pour excuser et légitimer l´exercice de la dictature interne dans leurs organisations. Pour éviter cela il faut instaurer - au sein des mouvemets islamistes - la démocratie interne; c´et à dire le pluralisme, la transparance, l´altérnance des dirigeants, l´ouverture, la liberté, le débats francs et libres pour y encrer des régles de jeux politiques intelligeantes et efficaes. (Cela est déjà appliqué dans certains associations musulmanes quant - par exemple - à la gestion et l´éléction du "bureau" et du "président" de l´association). Pour cela il est d´une nécessité vitale de permettre la création des partis politiques islamistes, de leur garantir la liberté de s´organiser et de se développer ouvertement.

Il est bien connu dans l'histoire politique des peuples que l'oppression, le manque de liberté enfantent la dictature. Etre obligé d'œuvrer et de comploter dans l'ombre ne fait pas, forcément, de vous un fervent partisan de l'Etat de droit, encore moins un soldat de la liberté. Les dictatures d´aujourd´hui - par leur stupidité - sont en train de couver les dictatures stupides de demain. Les organisations et les partis politiques qui n´exercent pas les régles de jeux de la démocratie - au sein de leurs mouvements - ne seront pas capables d´instaurer la liberté et la d´mocratie dans leurs pays.

Revenons à l´ essentiel: l´ennemi principal et le danger mortel immédiat qui menacent actuellement l´existence de notre nation, sont les régimes tyraniques corrompus en place dans nos pays. Face à notre situation catastrophique actuelle, seuls les islamistes sont capables d´en relever le défi. Et c´est dans l´action et l´expérience que les islamistes et leurs organisations vont mûrir. L´expérience, globalement très positive, de la révolution islamique en Iran en est une preuve. Seule à être fondée sur l´Islam (et un fontionnement démocratique civilisé) la République Islamique en Iran constitue, aujourd´hui, le seul régime représentatif et le seul Etat légitime dans le monde musulman.


Avez-vous des liens politiques avec d'autres exilés marocains à l'étranger ?

- A. R.: Il m'arrive souvent d'en rencontrer. J'ai des relations d'amitié avec Abdelmoumen Diouri. Par le passé, j'ai rencontré Fkih Basri. Mais je suis en désaccord total avec lui.

Mais mes relations avec les Marocains ne se limitent pas aux exilés. J'ai, à plusieurs reprises, rencontré Abderrahmane Youssoufi pour lequel j'ai une grande estime à la fois pour son honnêteté et sa droiture.



Quelle est votre position sur l´affaire du Sahara ?

- A. R.: Ma position sur ce sujet a toujours été claire et nette. Je partage l'opinion du peuple marocain sur la marocanité indéniable et éternelle du Sahara. Et dans mon schéma de lécture, même la Mauritanie devraient s´unir avec au Maroc.

Si j'étais resté au Maroc, j'aurai combattu aux côtés de mes camarades pour l´unité du Maroc, des pays musulmans et pour la marocanité de nos provinces sahariennes. Je me rappelle qu'après avoir quitté le Maroc, j'ai été invité par le président Boumediene en Algérie. J'avais été reçu en grande pompe et le chef d'Etat algérien m'avait dit « Toi, tu es opérationnel » et m'a proposé de devenir "chef militaire" du Polisario. Ma réponse fut: "si je voulais me prostituer pour un Etat je n´aurai pas quitté le Maroc".

Au cours de mes nombreux déplacements à l´étranger, j'avais toujours refusé de participer aux réunions où il y avait un représentant des mercenaires du "Polisario".



LE RÉGIME DES VOLEURS
Quand les grands voleurs gouvernent un pays !
Préface d´Ahmed Rami à son livre "La tragédie marocaine"


Ahmed Rami



Il y a un ensemble, saisissant, des difficultés extrêmes où se debattent tous les pays du Tiers-Monde et que le Maroc, en particulier, a trop tardé à regarder en face.
A l'époque où, officier dans les rangs des "Forces Armées Royales", j'étais conduit à fréquenter les coulisses du pouvoir au Maroc, j'ai moi-même été le témoin direct, chaque jour, des faits et des problèmes que vit encore aujourd´hui notre peuple au Maroc.
Et je n'ai pas été le seul témoin. Des hommes de troupe aux officiers supérieurs et aux généraux marocains, tous ceux qui conservaient encore une certaine intégrité morale et un certain honneur avaient été conduits à la révolte, contre le pouvoir personnel corrompu et stupide de Hassan II, en découvrant de près la corruption et l'état de putréfaction de son régime.
Les révoltes militaires (de Skhirat en 1971 et du 16 aout 1972), auxquelles j'ai pris part, ont exprimé notre indignation, notre colère et notre révolte face au pillage des richesses nationales exercé par le roi, par ses prostitués politiques locaux et par une clique de profiteurs juifs qui gravite autour de sa personne.
A la différence des pays occidentaux, le Maroc ne connaît que peu de hold-up de banques. C'est que les voleurs d'envergure savent qu'aujourd'hui, dans notre pays, la source d'enrichissement la plus sûre, la plus rapide, la seule à vrai dire, est le pouvoir.
Le systeme féodal (makhzen) que Hassan II a pérpétué anachroniquement en plein XXe siècle fait de la corruption généralisée un systhème de gouvernement.
Le régime de Hassan II constitue, pour notre pays, pour notre peuple et pour notre avenir un danger mortel.
Face à ce danger réel, et à ce défi, il n y a, en réalité, devant nous, qu´une seule alternative: une révolution islamique radicale, éclairée, intelligeante et tolérante!
Il s´impose donc urgeance et nécessité vitale de créer un Front Islamique uni de Liberation du Maroc.
Il est essentiel de ne pa faire le jeu rusé de Hassan II qui veut - inspiré par ses conseillers juifs - continuer à diviser pour régner !
Ahmed Rami



Lire:
La Tragédie marocaine
Par Ahmed Rami


Ahmed Rami:
L´acteur des tentatives de coups d´Etat au Maroc parle
La capacité à comprendre et résoudre les problèmes de notre époque...




Le pluralisme est possible dans l'islam


Document du tribunal militaire marocain
concernant Ahmed Rami

Bücher von Ahmed Rami:
Ein Leben für Freiheit
Ein moderner Hexenprozess
Die Macht der Zionisten

 


 

 Nos voleurs!

Il y a des problèmes extrêmes où nous nous debattons et que nous avons trop tardé à regarder en face. A la différence des pays occidentaux, nos "pays musulmans" ne connaissent que peu de hold-up de banques. C'est que les voleurs d'envergure savent qu'aujourd'hui, dans nos pays, la source d'enrichissement la plus sûre, la plus rapide, la seule à vrai dire, est le pouvoir. À titre d´exemple : le systeme féodal (makhzen) - qui n´a rien à voir avec l´Islam - que Hassan II a pérpétué anachroniquement au Maroc en plein XXe siècle - fait de la corruption généralisée un systhème de gouvernement. Le régime de Hassan II constitue, pour notre pays, pour notre peuple et pour notre avenir un danger mortel réel. Face à ce danger et à son défi, il n y a, devant nous, qu´une seule alternative et une seule réponse: une révolution islamique radicale, éclairée, intelligente, tolérante et liberatrce! En Islam, la liberté est la régle. L´interdit est l´exception. Il s´impose, AUJOURD´HUI, urgence et nécessité vitale de créer un FRONT ISLAMIQUE UNI POUR LA LIBERATION DU MAROC. Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. Levons-nous!

Ahmed Rami
Écrivain, journaliste et fondateur de la staion radio Radio Islam,Tel: +46-708121240
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Les attaques des sites juifs contre Radio Islam!


"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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L'idéalisme de Radio Islam
Interview avec Ahmed Rami publié par Pravda.

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The Founding Myths of Modern Israel
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